Concours d’innovation : pluie de récompenses pour les chercheurs et diplômés de l’école !

  Version imprimable de cet article RSS
05/07/2022

Ce lundi 4 Juillet s’est tenu à la Cité des Sciences et de l’industrie la cérémonie de remise des prix du concours d’innovation organisé par le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche, le secrétariat général pour l’investissement et la BPI.

Dans chaque catégorie, les visages de l’école se sont distingués, avec des projets résolument tournés vers l’avenir, qui témoignent de la dynamique de l’école dans tous les domaines de recherche et de sa formation.

haut gauche : Alice Chougnet, Geosophy(©Geosophy). Haut droite, Thomas Tiennot (©S. Gilat), SONOMIND. Bas gauche Samuel Hidalgo, MIMECODR. Bas droite, Evan Kervella, Chipiron.

Catégorie I-NOV : Geosophy : la géo-énergie accessible à tous

Fondée par Alice Chougnet, diplômée de la 118è promotion, Geosophy propose de s’appuyer sur la géo-énergie pour le chauffage et le rafraichissement des bâtiments. Locale et décarbonnée, cette source d’énergie (circulation d’eau notamment) constitue une perspective majeure pour le futur. L’équipe met d’ailleurs au point un ensemble d’outils logiciels qui permettent d’analyser les sous-sols des bâtiments afin de déterminer la géo-énergie optimale à utiliser.

Egalement lauréate : Cardiawave, start-up issue de l’Institut Langevin et du laboratoire Physique pour la Médecine, est une spin-off de l’école qui a développé un appareil médical pour le traitement de la sténose aortique par ultrasons.

Catégorie I-LAB : les start-up incubées et les alumni ont le vent en poupe !

Tom Darras (132è promotion) est lauréat d’un grand prix I-Lab pour la start-up WeLinQ, dont il est CEO et co-fondateur. Issue des travaux effectués au LKB à l’ENS-PSL, notamment pendant la thèse de Tom, WeLinQ repose sur l’amélioration du calcul quantique par l’intermédiaire de mémoires quantiques dédiées.

Deux start-up incubées à l’ESPCI sont également lauréates I-LAB :
Chipiron, dirigée par Evan Kervella, met au point un système d’IRM à bas champs magnétique, donc moins couteux en énergie mais aussi transportable. Chipiron bénéficie d’un accompagnement personnalisé et d’un lieu qui lui permet de poursuivre son développement scientifique au cœur des laboratoires de l’ESPCI.
SharpEye, dirigée par Jérôme Martinez est une start-up issue d’une collaboration entre l’Institut Langevin et l’hôpital des quinze-vingts. Actuellement incubée à l’école, SharpEye développe des dispositifs d’imagerie oculaire haute résolution pour un diagnostic précoce et un suivi précis des maladies de l’œil. Actuellement à la phase d’étude clinique en milieu hospitalier, le label I-LAB pourrait lui permettre de faire un grand pas vers un marquage CE avant commercialisation.

Parmi les lauréats I-LAB figure également Vincent Hingot (130è promotion), CTO et cofondateur de Resolve Stroke, une start-up qui ambitionne d’aider les médecins à adapter la prise en charge des AVC dès l’ambulance grâce à un système d’imagerie ultrasonore portatif.
SaberBio issue des travaux du laboratoire CBI et dirigée par Frédéric Dom est également lauréate cette année. La société propose un outil d’analyse et d’imagerie qui s’appuie sur la microfluidique, pour identifier de nouveaux biomarqueurs, de nouvelles molécules thérapeutiques ou encore stratifier les patients pour des traitements personnalisés et mieux adaptés.

Catégorie I-PhD : Deux grands prix


lentille acoustique pour focaliser les ondes ultrasonores dans le cerveau
Thomas Tiennot (134è promotion) est récompensé pour le projet SONOMIND, issu de ses travaux de thèse au laboratoire Physique pour la médecine (avec Jean-François Aubry), et accompagné par Inserm transfert.
La solution SONOMIND propose un traitement non invasif par ultrasons de la dépression, en particulier pour les patients résistants aux médicaments. L’équipe a ainsi breveté une lentille acoustique pour focaliser les ultrasons dans le cerveau.

Samuel Hidalgo Caballero, doctorant au laboratoire Gulliver est quant à lui récompensé pour le projet MIMECODR soutenu par l’Université PSL, qui apporte une solution innovante dans le domaine des matériaux absorbants pour les rayonnements électromagnétiques. Ses travaux de thèse sont encadrés par Matthieu Labousse et Emmanuel Fort.

Reza Kowsari porte le projet SYNEBIO à travers sa thèse au laboratoire CBI. Il développe un système permettant d’identifier les combinaisons thérapeutiques les plus efficaces pour optimiser les soins et réduire leur coût.





ÉCOLE SUPÉRIEURE DE PHYSIQUE ET DE CHIMIE INDUSTRIELLES DE LA VILLE DE PARIS
10 Rue Vauquelin, 75005 Paris